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Le coq a tendance a devenir âne

De sa ‘’plus petite République’’ du Golf (10hectarses) reconnu par 54,10% des Ivoiriens et l’ensemble de la Communauté internationale, le Président Alassane Ouattara inflige des défaites sévères au dictateur Laurent Gbagbo depuis le 03 décembre 2010. Progressivement, l’optimisme démesuré qui régnait lors de la campagne électorale s’est mué en une désillusion qui rend de plus en plus fébriles ‘’Les Menteurs Professionnels’’(LMP).

La fin du western annoncé par Gbagbo n’est plus qu’une question de jours. Alors que le découragement semblait gagner les militants RHDP au regard de la lenteur de la diplomatie, voilà que les événements des derniers jours ont ravivé la flamme de la détermination. Les partisans du Président Alassane Ouattara ont donc repris du poil de la bête, respectant ainsi le mot d’ordre de révolution orange. Cela a été possible grâce à trois facteurs : la naissance du commando invisible à Abobo comme réplique aux massacres des populations dans cette commune, la déclaration, sur TCI, du Président lui-même, selon laquelle, la médiation du Panel de l’UA était celle de la dernière à un départ pacifique de Gbagbo du pouvoir, et le passage de Soro à Bouaké, le samedi 19 février, qui a mis toutes les forces vives de la Vallée du Bandama en ordre de révolution. Perturbé et tourmenté, les frontistes n’ont fait que multiplier les massacres des militants RHDP, principalement à Abidjan où ils croient, naïvement, que l’eau ne boue plus à 100 degrés. Et pourtant, la réalité est là, implacable et irréversible. Le Docteur Alassane Ouattara est bel et bien le Président de la République de Côte d’Ivoire avec 54,10% des suffrages exprimés le 28 novembre 2010. Après l’humiliation politique, diplomatique et économique dont le Président Alassane voulait les épargner, il ne leur reste plus que le massacre des partisans du RHDP pour assouvir leur sombre dessein.

Ainsi, depuis près de trois mois, les miliciens et les mercenaires à leur solde intimident, assassinent, violent et torturent tous ceux qui ne regardent pas la même direction qu’eux. Mais, depuis quelques jours, ils récoltent le fruit du vent qu’ils ont semé. Notamment à Abobo où, dit-on, un commando invisible ne fait qu’infliger de sérieux revers aux miliciens et mercenaires de Gbagbo appuyés par quelques FDS qui s’entêtent à se donner en sacrifice pour un régime périmé et en pleine putréfaction. Le bilan de la dernière expédition à Bagdad-City (c’est ainsi que les habitants d’Abobo appellent désormais leur commune en raison des exactions dont ils sont l’objet depuis plusieurs semaines) est très lourd pour le camp du dictateur de Mama. En effet, alors que ses hommes déclarent avoir perdu deux véhicules dont un « qui a fait une chute dans un ravin » en essayant de se soustraire au feu ennemi, enregistré seulement un mort et deux « disparus », et tué sept combattants dans les rangs de l’ennemi, le communiqué – très précis – du «commando invisible» consulté par jeuneafrique.com, annonce, dans le camp de ceux qui sont désignés comme les « miliciens de Gbagbo », « 27 morts (dont un commandant en chef et un chef d’escadron), 3 gendarmes du Cecos enlevés, plusieurs blessés, 1 char brûlé, trois 4X4 du Cecos récupérés, ainsi que 32 fusils d’assaut (Kalachnikovs), des quantités importantes de munitions (notamment pour pistolets-mitrailleurs, fusils d’assaut et mitrailleuses), 4 lance-roquettes type RPG-7, et 2 caisses de grenades à main».

Outre ces pertes énormes, l’action des civils s’intensifie sur le terrain à Abidjan, notamment à Treichville, Bassam, Anyama, Koumassi…A l’intérieur du pays, Yamoussoukro, Daoukro, Bondoukou et bien d’autres localités se sont déjà signalées de façon significative. Dans la capitale politique, le Préfet, Nassa Dakouri, sous la pression de la population qui lui reproche son soutien au régime déchu, est prié de plier bagages. Le renfort des FAFN annoncé par le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, pour secourir les populations d’Abobo, brise quasiment le rêve du FPI de faire perdurer sa chienlit et sa dictature. Du coup, le vilain slogan de campagne de LMP, ‘’c’est mais, y a rien en face’’ s’est mué en tourmente et en une grosse désillusion parce que, désormais, il y a bien quelque chose en face, à Bagdad-City ou à Koumassi. En pareille situation, la sagesse et le bon sens voudraient que le plancher soit débarrassé. Mais, comme Laurent Gbagbo préfère la mort à la honte…

même si être animé par une telle mentalité peut être qualifié de suicidaire

Ernest

25 février, 2011 à 13:07


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