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encore la RCI et la BCEAO

DAKAR – La Banque centrale des Etats de l`Afrique de l`Ouest (BCEAO) a menacé vendredi de « sanctions » les banques opérant en Côte d`Ivoire qui travailleraient avec le camp du président sortant Laurent Gbagbo, non reconnu par les institutions de la région.
« La BCEAO rappelle aux établissements de crédit de l`Union monétaire
ouest-africaine (UMOA) que ses agences sont fermées depuis le mercredi 26 janvier 2011, sur l`ensemble du territoire de la Côte d`Ivoire, jusqu`à nouvel ordre », souligne dans un communiqué le gouverneur par intérim de la BCEAO, Jean-Baptiste Compaoré.
Cette fermeture avait suivi la réquisition des agences de la BCEAO en Côte d`Ivoire décidée fin janvier par le gouvernement Gbagbo. Dans les faits, elle signifie une rupture totale entre la banque centrale basée à Dakar et le camp du président sortant, qui tente de mettre sur pied,
via les agences réquisitionnées, un nouveau système bancaire à l`échelle
ivoirienne.
« La BCEAO demande instamment aux établissements de crédit de l`Union, et en
particulier ceux établis en Côte d`Ivoire, de s`abstenir de contribuer à la
violation de la fermeture de ses agences » dans ce pays, poursuit la banque.
« Toute opération effectuée par un établissement de crédit avec lesdites
agences ou dans leurs locaux (…) est passible de sanctions », insiste le
gouverneur, évoquant même la menace d`une « exclusion » des systèmes de paiement
pour les banques contrevenantes.
Depuis le scrutin du 28 novembre, la Côte d`Ivoire est déchirée entre
Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté
internationale, qui presse en vain le sortant de céder le pouvoir.
L`un des enjeux de leur lutte est le contrôle de l`économie et des finances publiques du pays. L`ancien gouverneur de la BCEAO, l`Ivoirien Philippe-Henry Dacoury-Tabley, proche de Laurent Gbagbo, avait été poussé à la démission le 22 janvier.
Il lui était reproché de ne pas avoir appliqué une décision de l`Union
économique et monétaire ouest-africaine de donner à M. Ouattara tous les
pouvoirs de gérer au nom de la Côte d`Ivoire les affaires liées à cette
institution et à la BCEAO. Il était accusé d`avoir autorisé des décaissements
en faveur du régime Gbagbo de l`ordre de 90 milliards FCFA (91,5 M EUR).

11 février, 2011 à 16:53


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